Emotions, Intensité et chemises à fleurs
Une pige qu’on est en FFSE. Pas défleurit, on découvre.,on tâte, on tripote, on s’infiltre et nous v’là sous les jupes d’un quart de finale…ça fleure bon le frisson.
N’Alex arrive à l’heure comme une fleur avec une plombe de vélo dans les guibolles et la sueur qui lui coule de partout.
C’est la canicule…Pershing est classé zone désertique. Y a pas d’flotte dans les douches qui ne sentent pas la rose. Les ablutions post match se feront à deux dans le vestiaire des arbitres après le match. Ça tombe bien, le thème de la saison était La Complicité.
XV jours qu’on gamberge comme des frappadingues. Difficile de calmer le démons de la gagne. On jouerait même dans les ronces. Les premiers jouent les derniers et vous savez qui est qui mais on a faim, « O fame ! » on n’est pas venu ici la fleur au fusil, ça se sent, c’est palpable. Putain y commence quand ce match ?!!…
Échauffement remastérisé, court, torse poil et sous les branches quand il y en a. Bobs, casquettes et chapeaux de paille fleurissent de partout. Le terrain ressemble…à Cayenne. Trois brins d’herbe discutent entre eux au milieu du sable et des silex. Partout l’émotion est à fleur de peau.
Deux arbitres connectés par oreillettes, la fine fleur arbitrale, ouvrent le début du match à 13h pile poil en plein cagnard. Çà y est !!!!
Entame de match de rêve : Lamurge et Lamoche transpercent le terrain cornes aux vents, suivis par le reste du troupeau au soutien. En défense nous sommes le 13 août 1961 (*).Deux minutes plus tard sur une touche, les gazelles récitent une combi qui envoie Paul Sud en terre à bonheur et qu’Achille transforme, une fleur au bec. 7 à 0. On est sur un nuage mais il fait 33°… La réponse arrive de leur N°15 qui marque sans transaction mais rate la transformation.7 à5.
WATER BRAKE (eau cassée)
Vieux loups et jeunes brebis des Petits Pères avec femme et enfant finissent par former une meute généreuse d’aboyeurs de première classe au bord du terrain avec Sbat et Greg en tête qui gueule à tue-tête un langage très fleurie.Y a du beau monde en chemise à fleur, Bernard en tête ! Le pére de Rémi est là aussi. C’est son jour de sortie. Il fait des travaux chez son fils et Rémi lui donne un jour par semaine pour se dégourdir les pattes et un jeudi par semaine pour becqueter avec nous. Il est dur le Rémi mais il part comme une flèche dés qu’il faut amener de la flotte sur le sable et le silex. L’arrosage du gosier c’est important chez les arvernes.
Le jeu reprend et on s’en prend un direct, boum, je sais plus comment mais transformé. 7 à 12. Leur jeu à changé, ils se refont la cerise à grand bouquet de mauls et de jeux dans l’axe au ras des pâquerettes. Pour endiguer tout ça un Petits Pères use de malice et prend un bouton d’or…
Pénalité : 10 à 12. On s’accroche comme du lierre sur un vieux mur et on fait même reculer leur maul à 5 mètres de notre ligne d’essai !!…En face ça doute, ils jouent pas comme dans leur jardin et les chemise à fleur gueulent tant qu’ils peuvent. Ça chauffe mais leur coups de plantoir finissent par faire germer une petite graine : 10 à 17 Ils ont la main verte mais le pied carré. Avec leur mains vertes il nous contre aussi un ou deux coup de pied de dégagement. L’ambiance est étouffante comme dans la jungle. Il fait 200°.
MI-TEMPS
Les capots sont ouverts et tout rouge. On refait le niveau des radiateurs. Tout le monde est cramé. Ça boit et s’arrose à tout va. La valse des changements a commencé depuis longtemps. Ils n’ont qu’un essai d’avance, rien qu’un et leur pied carré. Les premiers face au dernier, les chemises à fleur qui gueulent entre deux gorgées de bière. On va le faire, on peut le faire. Il fait 300°.
Reprise, Ils commencent à ouvrir le feu et le jeu et leur ailier fait connaissance avec JBMat qui du fond du jardin vient le découper façon sécateur. A peine plus tard, Paul Sud dans nos 22 intercepte une balle et tombe dans le jardin d’éden, occis 80m plus loin. 15 à 17. On ne le reverra qu’à la 3éme mi-temps mais on racontera à son rejeton l’exploit de son jeune papa…En face aussi ils savent intercepter (et transformer) 15 à 24…Mais JBMat, comme un perce neige sortant du sable et des silex, déboule dans l’axe sur trente mètres et aveuglé par la poussière et la sueur, foire son cadébe et tombe dans les pognes de leur quinze. On va le faire, on peut le faire. Il fait 400°…
EAUX CASSÉE
« On est à 20 minutes du bonheur. Faut aller le chercher ! » dit Eliot.
Un nouvel ailier veut marquer en coin mais le même sécateur arrive aussi en coin, pendant que Rémi porteur d’eau remplace Achille et qu’un adversaire sort sur crampe. La Transaction, adversaire très correct, remet la charrue dans l’axe et fini 15 à 31. C’est la fin du match. Il fait encore trop chaud pour avoir mal mais les bobos fleuriront bientôt.
Beaucoup d’intensité, beaucoup d’émotion avec Toto qui faisait son dernier match et un autre aussi, je crois. Beaucoup de chemises à fleur braillardes, émoustillées et cramées. Un grand merci à tous.
Cerise sur le gâteau, on a chanté après le match. Je crois bien que l’on est une fleur atypique en FFSE. Pourvu que ça dure.
(* fin de construction du mur de Berlin)

































































